L'hospitalisation ?

L'hospitalisation ?
Je me retrouve assise là, sur cette chaise, devant cet ordinateur. Par la fenêtre, désormais tous les jours pendant encore un long, s'afficheront deux murs jaunis. Faisant l'angle, une gouttière usée par le temps ... usée comme moi. Le temps est gris, les nuages bas et l'ambiance morose entrecoupée de coups de fil incessants.

Je suis seule face à deux problèmes. Le premier étant de trouver comment faire fonctionner ce code car mon maître de stage n'est pas là cette après-midi et je dois donc me débrouiller seule. Le second est bien plus compliqué car je m'acharne à le résoudre depuis qu'il existe ... trouver un sens à ma vie. Je ne peux plus continuer ainsi en ayant aussi mal tous les jours. J'envisageais l'hospitalisation comme l'ultime recours à ma douleur et aujourd'hui, elle me semble la seule solution désormais possible ... j'ai épuisée toutes les autres. Certains me disent que ça ne servirait à rien de m'hospitaliser et d'autres le pensent sans le dire. Le fait est que cette vie me fait mal et qu'il faudrait que j'arrive à trouver d'où vient cette douleur pour l'éradiquer une bonne fois pour toute, afin de vivre ... une vie. Seulement, si je suis consciente que j'ai un problème et que l'hospitalisation pourrait le régler, je n'accepte pas l'idée d'y avoir recours. Pas maintenant. J'ai déjà perdu deux ans et si je ne passe pas et ne réussi pas mon BTS, j'en aurai perdu quatre ... quatre années qu'il faut ensuite expliquer sur un CV !!! Si j'étais une fille « normale », j'aurai terminé mes études depuis un moment et aujourd'hui je gagnerai ma vie sans avoir à demander à mes parents de me verser une pension tous les mois. Mais je ne sais pas si ça aurait été mieux. Je me sens incapable, à l'heure actuelle, de rentrer dans la vie active et de garder un emploi sans péter les plombs (autant faudrait-il que j'arrive déjà à en décrocher un !)...

J'ai le profond sentiment de ne servir à rien ni à personne et de plomber l'ambiance lorsque je me trouve avec « les autres » alors je fuis les gens pour retrouver ma solitude confortable. Ne serai-je pas mieux hospitalisée ? Entourée de personnes qui serraient là pour m'aider à passer ce cap si douloureux plutôt que de rester dehors en me battant seule et mal. J'éviterai ainsi de faire souffrir les gens que j'aime ... je vais sérieusement y réfléchir !
# Posté le jeudi 06 mars 2008 09:42

Prisonnière !

Prisonnière !
Je suis prisonnière de ma vie et de ses contraintes. Comment peut-on être mal à ce point en permanence sans jamais en finir réellement avec la vie ? Il faut être complétement mazo ! Tout me fait mal au coeur ... même les quelques instants de bonheur, qui sont bien trop rares ...

Je ne me regarde plus dans le miroir car le reflet qu'il me renvoi me dégoutte ... cette fille dénuée de courage face à cette vie de putain, c'est celle que je suis. Le "commun des mortels" trouve le courage suffisant pour affronter les problèmes avec dignité, sans se plaindre. Cette fille dans le miroir non. Elle baisse les bras à chaque obstacle qui se dresse devant elle. Elle a la flemme de vivre.

Parfois, j'aimerai mourrir de cette vie là pour renaitre dans une autre, différente, sans cette maladie qui me transperce le coeur au quotidien et qui me bousille le cerveau au point de ne plus savoir réfléchir ! J'aimerai juste être quelqu'un d'autre ...

Je voudrai en finir avec ma vie alors que des personnes qui meurent, voudraient vivre ... la vie est vraiment injuste car moi je suis ici alors que je ne suis pas faite pour être parmis vous. Je ne suis pas faite pour cette vie ... pour la vie peut-être tout simplement.

Je ne peux pas parler de ça à mes proches car ça leur fait du mal et même si je suis pas bien du tout, je ne veux pas faire du mal à ceux que j'aime. Sinon, c'est l'ignorance qui s'invite. C'est bisard comme une maladie peut être un sujet tabou au sein d'une famille ... au sein de 2 familles. Mon grand-père paternel était dépressif et il s'est pendu juste aprés la guerre. Ma grand-mère maternelle est dépressive depuis trés longtemps et elle fait souvent des séjours à l'hopital, prend des 20aine de médicaments par jours qui l'abrutissent mais qui ne lui enlève pas cette douleur. Mes parents n'auraient jamais du me faire en sachant tout cela ... la dépression est héréditaire et moi j'ai des germes des deux côtés !
Prisonnière de ma vie et de celle de ma famille ... prisonnière de cette maladie qui fait beaucoup de dégats !!!
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# Posté le mercredi 16 janvier 2008 12:47

Ma révérence

Ma révérence
"Quand je n'aurai plus le temps De trouver tout le temps du courage Quand j'aurai mis vingt ans A voir que tout était mirage Je tire ma révérence Ma révérence

Quand mon fils sera grand Qu'il n'aura plus besoin de moi Quand les gens qui m'aimaient Seront emportés loin de moi Je leur tire ma révérence Ma révérence

Et ma vie, endormie, doucement Et mon c½ur sera froid Il ne saura même plus s'affoler Il ne deviendra Qu'une pauvre horloge à réparer Il n'aura plus de flamme Il n'aura plus de flamme Il n'y aura plus de femmes

Et mes amis fidèles Auront disparu un par un Trouvant que j'étais belle Que j'aurais bien fait mon chemin Alors j'aurai honte de mes mains J'aurai honte de mes mains

Quand je n'aurai plus le temps De trouver tout le temps du courage Quand j'aurai mis vingt ans. A voir que tout était mirage Alors j'entends au fond de moi Une petite voix qui sourde et gronde Que je suis seule au monde."


Comme Véronique Sanson, moi aussi, un jour je ferai ma révérence, comme tout le monde, mais peut-être plus tôt qu'il ne l'est prévu ... je ne supporte plus cette vie ... je n'arrive plus à avancer mais il y a encore un putain de truc qui me rattache encore ici ... je ne sais pas quoi ... j'ai envie de partir mais j'ai peur de me louper encore une fois ... je ne supporterai pas de réouvrir les yeux et d'avoir à supporter tous ces regards inquisiteurs, ces questions insupportables, ces larmes de pitié et ces reproches ...
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# Posté le dimanche 13 janvier 2008 13:33

Quand la vie fait mal ...

Quand la vie fait mal ...
Les larmes sont dans mes yeux mais elles ne veulent pas couler alors je vais les faire couler par les mots. Si je n'arrive pas à m'endormir ce n'est ni à cause de mon rhume, ni à cause de la poussière qui m'emplie la bouche en permanence, c'est simplement que je haïs mon c½ur parce que je l'entend battre. Envisager plusieurs solutions pour mourir n'aide pas à rendre l'état d'esprit positif. Or, le pire ennemi du sommeil est un mauvais état d'esprit, et il s'agit même du pire ennemi de la vie.

Pourquoi suis-je encore en vie ? Quand on fait mille fois un raisonnement différent, qu'on tombe mille fois sur la même conclusion et qu'on ne l'applique pas, c'est qu'on est réellement stupide. Quand on s'endort, les larmes aux yeux, avec une intense envie de mourir et qu'on se réveille exactement dans le même état, on a sincèrement beaucoup de difficultés à trouver de l'envie de vivre. On peut toujours dire à quelqu'un qui est gravement malade de se battre parce qu'il a une chance de s'en sortir et qu'après, sa vie sera formidable, parce que son problème est la maladie. On peut toujours dire à une personne qui déprime trop à cause de quelque chose de finalement pas si important, de relativiser et d'apprécier toutes les autres facettes formidables de sa vie.

Bref, on peut toujours utiliser l'argument de « regarde ta vie de plus prés, tu verras comme elle est belle ou comme elle peut le devenir », pour qu'ils oublient ... Mais que dire à une médiocre exception comme moi, qui après avoir tout analysé, trouve sa vie exécrable ? ... pour qui la vie est son problème ?

Mon envie de mourir me frigorifie au point de devoir mettre un manteau épais dans une pièce pourtant chauffée. Ca pourrait être amusant si ça n'était pas si vrai et si sordide.

Le problème, quand on va voir la mort, c'est qu'on ne peut plus en revenir ... enfin ça paraît plausible ... après tout, personne ne peut vraiment le savoir. Ce qu'il faudrait, c'est pouvoir essayer. Mais je crains que ça ne soit impossible. Dommage. Dans ce cas, j'y réfléchirai à deux fois avant d'aller la voir et je ne peux que le conseiller à chacun. Pour tout phénomène irréversible, il convient de bien raisonner avant de l'enclencher !

La mort donne froid. Mais quand elle nous hante, on ne peut plus frémir. Le frémissement est, en quelque sorte, le passage soudain d'un état chaud à un état froid, physique ou mental. Si on est habité par l'idée de la mort, on n'a jamais chaud et donc, on ne peut jamais être surpris par un refroidissement. Peut-être par un coup de chaleur ? Quoique je me demande s'il est possible d'attraper chaud quand on a la mort à ses côtés !

Avant d'être allée voir tous ces psy, je disais que mon meilleur psy c'était moi-même ... seulement, autant de temps après avoir discutée avec tous ces psy et donc moi-même ... je ne vais toujours pas mieux et je crois même, que tout cela empire au fur et à mesure que le temps passe ...
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# Posté le jeudi 10 janvier 2008 13:08

Mon père

Mon père
Je viens de passer une soirée géniale. Mon père à accepté mon invitation à venir manger une pizza. Cela faisait un moment qu'on devait se la faire cette petite soirée et à chaque fois je n'osais pas l'inviter. C'est con mais j'avais peur. Donc on a passé la soirée devant un petit DVD tous les deux avec la pizza et quelques cigarettes. Ca peut paraître con mais ca m'a fait super plaisir.

Les petites choses toutes simples me demandent un effort presque surhumain mais me font tellement de bien ! J'aime mon père plus que tout au monde mais on s'est trop éloignés à cause de ce putain de divorce. J'ai perdu beaucoup d'années en vivant sur des mensonges et donc en réalisant de mauvais choix. Ces choix que je paye aujourd'hui. Mon père est la seule personne dont je me sens proche. Avec ma mère c'est pas pareil. On s'aime c'est sur mais le courant a plus de mal à passer. Avec mon père, ca a toujours passé. Son avi est hyper important pour moi et le fait d'avoir quitté la maison de ma mère pour habiter seule est peut-être super dur à vivre car la solitude est oppressante, mais si c'est le prix à payer pour voir mon père plus souvent, je le paye volontier.

C'est horrible d'aimer une personne à ce point et d'être quand même frustré par cet amour ! On se dit souvent "je t'aime" ou plutot on se l'écrit mais j'ai l'impression d'avoir perdu trop de temps. On ne communiquai pas beaucoup depuis le divorce et le fait d'avoir arrêté d'aller chez lui pour habiter en permanence chez maman a bouleverser notre relation.

Je ne peut pas revenir en arrière et même si je regrette ce qui c'est passé, je ne changerai rien à tout ça car c'est peut-être grâce à tout ça qu'on s'est rapprochés tous les deux.

Papa je t'aime de tout mon coeur et je suis désolée pour tout le mal que j'ai pu te faire, que je peux te faire ou que je pourrai te faire mais tu es mon père à vie et ca rien ni personne ne peux me l'enlever.
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# Posté le jeudi 03 janvier 2008 16:44
Modifié le jeudi 10 janvier 2008 13:26